Concours DS été 2016 : CR5

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«Salut Mickaël et bonjour à tous les péchoux,

Cela fait 3 semaines que les sessions de pêche du week-end se soldent soit par un capot monumental, soit par la prise de petites dorades que je préfère remettre dans leur élément afin qu’elles grandissent et assurent une période de reproduction a minima.
Bref, avec cette série à l’esprit, je termine la semaine de boulot en me disant que je dois peut-être varier mes appâts qui sont habituellement les couteaux que je récolte et les crabes que soit je récolte, soit j’achète car ils ne sont pas trop onéreux.

Je passe donc vendredi midi acheter des vers de sables de pays et des crabes verts en plus des couteaux que j’aurais un mal fou à récolter vendredi en fin d’après-midi car la mer bouge avec le vent orienté au sud (10 couteaux en 1 heure…) rendant la visibilité très faible.

Je regarde comme à l’habitude mes sites mobiles favoris sur mon téléphone : windguru pour la force et l’orientation du vent, prévimer pour la houle annoncée (orientation et hauteur), OpaleSurfcasting pour les marées à Sète et Fishing Solunar Time (calendrier solunaire pour avoir un visu du lever et du coucher de la lune et de son cycle). Un vent de secteur Nord -Ouest prévu pouvant se lever à 50 Km/h dans la journée le lendemain, ainsi qu’un peu de pluie.

Avec mon collègue de pêche, on se rencarde la veille pour déterminer le spot de pêche du lendemain et comme on est tous les deux fatigués, on ne se donne pas d’horaire précis.

6H samedi matin, ma jeune chienne me réveille… Je me lève pour la faire sortir dans le jardin et je me rends compte qu’il pleut…Pas cool et peu incitatif.

Comme je suis bien réveillé maintenant, je prends le temps d’avaler un petit déjeuner et de tranquillement préparer le matériel et ma sacoche dans laquelle je glisse un ensemble veste et pantalon ciré à capuche, d’autant qu’il ne fait pas très chaud.

Je charge le coffre de la voiture et direction le spot prévu. J’arrive sur place vers 7H45. Positionnement des supports de canne dans les rochers (c’est un épi), emmanchement des éléments de mes 2 cannes et préparation des bas de lignes. Pour l’une, ce sera crabe vert sur montage wishbone et pour l’autre, un ver de sable sur un hameçon Sasame Wormer en taille 2. J’utilise des plombs missile de 125g pour la distance.

Il y un petit vent de NO et une houle faible d’ouest. Les 2 lignes sont lancées et l’attente commence. Mon collègue n’est pas encore arrivé, je suis seul.

Le vent même s’il est léger fait bouger les scions hybrides mais cela reste acceptable pour la détection des touches fines, pour le moment.

J’ai enfilé la veste cirée car il ne fait pas très chaud. Le temps est plutôt couvert.

Au bout de 20-25 minutes, je remonte la canne au crabe et là, plus rien, les 2 hameçons ont été « rincés » bien proprement. Pourtant, j’avais mis des hameçons de 2 et un crabe plutôt de belle taille (en me disant, gros appât… gros poisson).

Je remets un crabe de taille identique et je relance à bonne distance.

La canne au vers de sable laisse entrevoir une légère touche. Je la prends en main pour confirmer la touche mais plus rien et le petit ferrage se fera « dans le vide ». Je remonte et constate que le ver a été entamé mais le poisson ne s’est pas piqué. Enfilage d’un nouveau beau ver sur l’aiguille et mise en place sur l’hameçon pour relancer toujours à bonne distance.

Après environ 15 minutes, petite tape sur le crabe, et de nouveau prise en main de la canne pour attendre une réplique de la touche et toujours rien, ferrage de nouveau à vide et les 2 hameçons seront eux aussi bien nettoyés. Au moins cela veut dire qu’il y a du poisson !

Comme c’est « compliqué » au crabe et que les poissons sont malins, je décale la canne au ver de sable sur la gauche après l’avoir remontée et relancée et je prépare un bas de ligne pour monter un couteau entier avec 2 hameçons Sasame Chinu Ringed en 4 sur un fil PowerLine Fluoro SI en 26/100ème.

Je lance et je positionne la canne sur le support. Le vent est un peu monté et cela devient moins évident pour voir les touches fines. J’ai positionné des détecteurs de touches sur les 2 cannes.

Pas de touches depuis un petit moment et le vent a encore un peu forci. Il est aux alentours de 9H15, je décide de mettre mes 2 cannes en position horizontale pour éviter la prise au vent des scions. Je commence par celle au couteau que je prends en main pour enlever le support et le placer différemment pour pouvoir poser correctement la canne. Je fais quelques tours de moulinets pour retendre la ligne et je la pose en remettant le fil dans la roulette du détecteur sonore.

Je me dirige vers la seconde canne et j’entends le son du détecteur. Je me retourne et je vois le scion qui plie et cela déstabilise la canne qui manque de partir. Le temps que je la reprenne en main, 2ème tirée bien puissante qui refait sonner le détecteur : il y a bien du monde au bout !

Je ferre pour me rendre compte que les coups de tête sont déjà bien violents, même à la belle distance où j’ai envoyé. Je prends soin de bien régler le frein et le combat commence. C’est bien lourd et parfois je sens qu’elle se bat, puis elle se relâche et vient, et elle remet quelques coups de tête pour bien me signifier que la partie n’est pas encore finie. La belle ne suit pas une route toute droite vers moi et se décale complètement sur la gauche à au moins une dizaine de mètres. Je suis sur un épi rocheux et pour ne pas la perdre, je serre le frein pour la brider en faisant confiance à mon fil et mon scion pour amortir sa résistance. Je n’ai qu’une crainte à ce moment-là, c’est qu’elle se frotte sur les rochers pour tenter de se libérer. Je la ramène avec la canne tendue vers l’horizon en espérant que les 4,20M suffiront à la tenir éloignée de la moindre roche. Elle continue la lutte et enfin j’entrevois son beau flanc brillant. Encore quelques coups de tête et je saisis mon salabre télescopique pour la cueillir avec agilité, ce moment devant être très court et très précis. C’est bon, elle est dans le filet ! Elle est belle ! Quel bonheur !

Olivier égale son record

Elle a été piquée sur l’hameçon coulissant de mon montage, celui placé au centre à l’intérieur du couteau. Elle a dû n’en faire qu’une bouchée quelques secondes après que j’ai retendu la ligne et fais bouger le couteau sur le fond.

Au peson électronique elle affiche 2,405kg et la mesure donnera 56cm. J’égale mon plus beau poisson de l’année dernière mais beaucoup plus tôt dans la saison, ce qui est de bon augure pour les 3 mois à venir et je croise les doigts…

Olivier égale son record
Olivier égale son record

C’est avec la même technique et le même appât que j’avais réalisé une telle prise l’été dernier.

La suite de la session me fera prendre 3 autres dorades : 1 au couteau entier et 2 au ver de sable qui iront retrouver les eaux de la méditerranée.

Après 3 semaines mitigées, cela fait plaisir de prendre un beau poisson !

Vive la pêche, vive la mer et vive le surfcasting ! »

Magnifique Olivier!!! Superbe récit, big fish, de quoi me mettre en condition pour ce weekend!

C'est toujours un régal de publier tes récits de pêche, merci aussi pour la vidéo en bonus.

Bravo pour ce record égalé et immense respect pour ta régularité au niveau des belles prises.

Comme c'est toi, je t'autorise à me piquer ma désormais célèbre maxime!

P.S.: ci-dessous vous trouverez les hameçons et le fluorocarbone qu'Olivier utilise pour capturer ses belles royales...

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